L'Art est public

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29 avril : L’ART EST PUBLIC : Quels liens entretiennent l’urbanité et la foranité, l’espace public et l’art ? - goûter/débat organisé par l’ADADA

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Dimanche 29 avril 2012, goûter - débat organisé par l'ADADA à la Ferme culturelle de Bessin (Esquay sur Seulles), de 16h à 18h.

Sont invités à débattre :

- Mohamed Kotbi, artiste en espace public, membre du bureau de la Fédération Nationale des Arts de la Rue.

- Alain Van Der Malière, ancien haut fonctionnaire au Ministère de la Culture, défricheur du concept de "Nouveaux territoires de l'art".

- Luc Perrot, architecte plasticien, artiste de l'espace public.

- Valérie Terrasson, chargée de communication de la revue Cassandre – Horschamp, elle a participé à diverses aventures des arts de la rue (compagnies, festivals...).

Le débat, animé par René Pareja, s'articulera autour de l'intervention de Luc Perrot qui dit de lui-même : "Né Havrais en 1960, étudiant à Darnétal, architecte en mouvement, artiste de rue en déplacement depuis 1998, propriétaire à Sotteville-lès-Rouen, enseignant en arts plastiques et visuels lyonnais en phase de mutation, en voie d'enracinement à St Pierre-en-Port en 2012. Le territoire, le lieu commun, la migration, l'appartenance, ça me connaît un peu."

Entre les deux tours des élections, ce débat trouve toute sa place et sa pertinence.

Ce gouter-débat organisé ce 29 avril par l'ADADA, se fait en appui à l'appel national à la mobilisation pour une politique culturelle réinventée à l'initiativede la Fédération Nationale des Arts de la Rue et de l'UFISC.

MAIS AUSSI .....

Les cafés citoyen chaque troisième lundi du mois au café Le Régent à Caen. Ces cafés citoyens sont animés soit par Jean-Luc Charlot, sociologue ou Julien Denlos, secrétaire général de l'ADADA ou encore par Jean-Pierre Dupuy, président de l'ADADA.

Notre choix vise d'emblée à lier la question de l'art et de la citoyenneté.

Dans cette période intense d'abonnement et autres procédures, il importe d'interroger la place du public et ses aspirations ; bref son engagement. Cela recoupe de façon essentielle les préoccupations d'adada de faire le lien artiste/public et de faire des citoyens des partenaires à part entière.

Nous devons collectivement réfléchir aux thèmes à aborder en évitant une orientation trop corporatiste et trop autocentré sur l'artiste. Nous essaierons à chaque fois d'inviter trois grands témoins susceptibles d'apporter un éclairage particulier sur la question abordée. La rencontre est programmée de 18 à 20 heures pour ne pas hypothéquer la soirée des débateurs. Bien entendu l'adada en organisant cette manifestation remplit son rôle auprès de nos concitoyens et chacun d'entre nous doit s'emparer de cet outil pour favoriser la libre expression et enrichir le débat démocratique.

Le café citoyen du lundi 16 avril (7 ème de la série) inaugure un cycle CULTURE ET POLITIQUE, pour une nouvelle invitation lancée le lundi 21 mai 2012 aux candidats députés (8ème café citoyen) et fin mai un forum à la cité théâtre avec Philippe Duron, député-maire de Caen.

À quelques jours d'une élection capitale pour l'avenir du pays, ADADA choisit d'investir le terrain de la politique dans une optique résolument citoyenne. Il s'agira, par le biais d'un dialogue avec de grands témoins, de considérer l'activité politique sous son angle le plus noble : en quoi des citoyens engagés voient dans la politique une manière de se mettre au service du bien public et de l'intérêt général ? Sonia de La Provôté, de sensibilité centre droit, Elise Lowy, de sensibilité gauche écologique, et Patrick Guiller, de sensibilité gauche socialiste, témoigneront de leur engagement et essaieront de le mettre en rapport avec la culture en général et l'art en particulier. Jean-Luc Charlot, écrivain et sociologue, apportera quant à lui un éclairage tout aussi « engagé » même si, comme il le dit lui-même, il n'est pas « encarté ». La notion d'engagement sera donc le lundi 16 avril au cœur de nos questionnements.

Jean-Pierre Dupuy, président d'ADADA, a souhaité animer en personne les débats :

Je souhaite un débat ouvert et sans langue de bois. Le sujet est vaste et complexe et nous voudrions à travers lui réhabiliter la politique. Le plus souvent, les responsables politiques sont des personnes dévouées et généreuses, animées par une volonté farouche de servir leurs concitoyens. ADADA souhaite provoquer le débat en redonnant à la politique ses titres de noblesse. Comment Art, Culture et Politique peuvent-ils entretenir des liens compatibles ?

En dernière instance, le politique dispose souverainement du pouvoir de décision. En France, ce pouvoir pèse considérablement : c'est cela aussi l'exception culturelle française. Face ou à côté des industries culturelles et de la télévision, notre pays développe une culture qui repose sur des fonds publics. La France fait ainsi figure d'exception : les pays anglo-saxon, qui voient les fonds privés abonder en matière de culture, procèdent d'une autre tradition. L'interventionnisme à la française s'exerce à tous les niveaux des instances publiques. Depuis quelques années, le financement par les collectivités locales et territoriales a d'ailleurs pris le pas sur les financements étatiques. Il en résulte que l'exercice du pouvoir politique sur la culture s'est sensiblement rapproché des citoyens... De plus en plus, il semblerait que ces derniers aient leur mot à dire, en posant par exemple des questions simples, légitimes : comment doit s'exercer le pouvoir en matière de culture ? Peut-il se partager ? La pratique artistique et la démocratie sont-elles compatibles ? Comment la liberté de création s'articule-t-elle avec la liberté d'expression ? L'indépendance de l'artiste peut-elle s'aliéner ? Comment peut-elle être garantie ? Comment se gèrent les prérogatives et les devoirs des uns et des autres ? Comment cohabitent le poète et le responsable politique ?

L'enjeu est clair : c'est bel et bien sur la place et la fonction du poète qu'il faut s'entendre !

C'est ici l'occasion de se rappeler du récent mot d'ordre des indignés de Madrid : « si vous ne nous permettez pas de rêver, craignez qu'on vous empêche de dormir ! ». C'est à leurs responsables politiques que s'adressaient ainsi les révoltés espagnols. Leur exhortation fait résonance avec le fameux slogan soixante-huitard : « mettre l'imagination au pouvoir ». Oui, il y a toujours une part de rêve qui s'investit dans un bulletin de vote... Créer, transformer le monde, aspirer à ce qu'il soit meilleur : qui ne le voudrait pas ?

C'est autour de ces aspirations qu'ADADA vous invite à débattre ce lundi 16 avril, à 18h, au café le Régent.

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